lundi 27 mai 2013

Objectif la cumbre du Nevado Sajama (6542 m) réussi

Autant profiter des sommets de plus de 6000 m d'altitude qu'offre la Bolivie pour se lancer dans l'alpinisme ! J'ai choisi pour cela le volcan Nevado Sajama situé dans la cordillère Royale qui est en fait le plus haut sommet de Bolivie et culmine à 6542 m. L'expédition s'est faite sur 4 jours.
La première journée a été plutôt cool. Je suis arrivé en minibus dans l'après midi au Parc National Sajama vers 15h30. Mon guide, Nelson, va nous enregistrer pour l'entrée du parc et demande des porteurs pour les trajets qu'on aura à faire durant ces 4 jours. Carmen a été notre porteuse pour le trajet du village de Sajama au campo baso. Elle m'a impressionné ! Elle fait 1m55 environ et pèse pas plus de 50 kg mais elle a porté plus de 20 kg sur ces épaules sur 6 km ! Autant que ce que je portais quand j'ai fait le trek du grand W au Chili ! Et en plus, elle fait ça tous les jours ! Mes respects !



Pour cette première étape de trek, nous sommes partis à 16h pour arriver à 17h18 exactement au campo baso (4700 m). Le camp est situé en bas du volcan du Sajama, un cadre magnifique ! Nelson qui est à la fois mon guide et cuisinier sur les 4 jours m'a concocté une petite soupe pour me réchauffer puis pâtes-steak et au lit.



Pour le 2éme jour de trek, on rentre dans le vif du sujet, ça ne rigole plus ! Heureusement un nouveau porteur nous a aidé ! Cette étape est de 14 km mais aussi de 1000 m de dénivelé. J'avoue je n'ai pas fait malin et ça a été difficile dans les derniers 200m de dénivelé. J'avais vraiment le souffle court. Les guides et les porteurs qui redescendaient m'encourageaient en me disant que je n'étais plus qu'à 20 minutes. Quand je suis arrivé au campo alto après 3h50 de marche, je n'y croyais pas ! Parti à 8h40, je suis arrivé à 12h30 vraiment heureux de voir installé notre tente sur le campo alto qui est à 5700 m. Après le repas, j'ai ressenti des maux de tête, j'ai prévenu Nelson qui m'a dit qu'on verra quand on passera la barre des 6000 m comment je me sentirai et si il le faut on redescendra. Quand il m'a dit ça, je n'avais qu'une envie c'est que demain tout aille mieux et que je puisse atteindre le sommet du volcan.



Le lendemain, mon vœux s'est réalisé, plus de maux de tête. Pour cette 3è journée, le réveil a sonné à 0h00 pour partir à 1h20 du mat. Equipé d'un pantalon polaire, un pantalon de ski par dessus, une veste polaire, un blouson, un casque, ma lampe frontale et de chaussures plastiques avec crampons me voilà parti à l'assaut du sommet ! Impossible de voir où j'allais durant toute l'ascension, je ne faisais que suivre les pas de mon guide. Les conditions étaient très dures : vent de face qui congèle et soulève la neige, nuages et une température de -12° bref, ça a été difficile. Tout s'est joué au mental.  Après avoir passé les 6000 m, Nelson m'a demandé si j'avais mal à la tête, je lui ai répondu que ça allait, j'avais juste du mal à reprendre mon souffle. On a donc continué l'ascension en passant un mur de glace de 150 m à l'aide du piolet. Après ce passage, je vous avoue que je m'arrêtais toutes les 5 minutes pour reprendre mon souffle. Nelson m'encourageait à repartir puis je me relevais et repartais. Malgré la fatigue je continuais jusqu'à ce que je vois Nelson lever les bras et me dire : "On est à la cumbre Martin", je n'y croyais pas ! Nelson m' a ensuite demandé l'heure, il a été  surpris quand je lui ai dit qu'il était 5h38 du mat exactement ! On a donc fait l'ascension en 4h18 !



Vu le froid, Nelson me dit qu'on ne peut pas attendre, on doit repartir immédiatement pour revenir au campo alto. Je suis déçu car je n'ai pas pu faire de photos du sommet du volcan Nevado Sajama, mais bon pas le choix. J'avais les doigts et le visage gelé. Ma lampe frontale n'éclairait presque plus, elle s'est déchargée à cause du froid, mais heureusement Nelson a été un guide très professionnel et à 7h30 nous étions au campo alto grâce à ses excellents conseils. Merci à Nelson pour tout, ça n'a pas été facile avec moi qui suis novice mais il m'a mené au bout. Après ce petit exploit, nous prenons le temps d'une petite sieste jusqu'à l'arrivée du porteur à 11h pour revenir au campo base. La sieste a fait beaucoup de bien. Nous sommes partis du campo alto à 11h15 pour arriver à 12h25 au campo baso, une descente plutôt rapide m'a dit Nelson.  Bilan de la journée : j'ai fait l'ascension de 5700 m à 6542 m en 4h18 puis la redescente de 6542 m à 4700 m en 2h52. Une journée forte en émotion et en action !

Pour le dernier jour d'expédition, j'ai eu le droit à une petite récompense : une petite baignade dans les Aguas Thermales. Nous avons levé le camp à 9h17 pour arriver au village de Sajama à 10h15 avec notre porteuse Carmen. Puis direction les Aguas Thermales à 35° ! Un pur bonheur ! Petit restaurant et back to La Paz !

mercredi 22 mai 2013

La Paz, une pure semaine

Je suis arrivé à La Paz avec les frères israéliens en avion de Cochabamba. 30 minutes de vol à peine et c'était fait ! L'aéroport est situé dans le quartier Alto de La Paz, nous avons donc pris un taxi (15 bolivianos) pour arriver à notre guesthouse qui était en centre ville. L'auberge de jeunesse Wild Rover Hostel était sympa avec un bar au milieu des logements en dortoir pour les fêtards. J'essaye d'éviter les dortoirs pour plus de sécurité mais pour ce soir là j'ai fait l'impasse. Le prix du dortoir de 6 était à 64 bolivianos, plutôt cher pour des dortoirs en Bolivie ! Mes amis israéliens ont rencontré beaucoup d'autres israéliens dans la soirée, je n'étais pas dans leur délire car ils parlaient israéliens entre eux. Je suis donc allé me coucher vers 23h. On pouvait entendre la musique du bar dans toute la guesthouse mais vu que j'étais fatigué, je me suis vite endormi.


Le lendemain, j'ai changé de logement pour un hôtel à 50 bolivianos la nuit avec une chambre double rien que pour moi plus au centre encore et plus au calme. En ce moment, je préfère être au calme et ne pas trop faire la fête car j'ai dans l'idée de faire l'ascension du volcan Sajama (6540 m), le plus haut sommet de Bolivie. Une fois installé, je pars faire le tour des agences de la rue Sagarnaga pour voir les prix pour 4 jours d'expéditions dans le Parc National Sajama. La première agence me donne le prix de 4180 bolivianos tout compris, je vais ensuite en voir d'autres qui m'expliquent qu'ils ne font pas cette expéditions mais plutôt celle que font les autres touristes : l'ascension de Huayna Potosi. J'en trouve une autre ensuite qui me fait le prix de 3300 bolivianos avec tout le matériel fourni pour l'éxpédition. Je n'ai pas tout de suite accepté car je voulais voir une agence précise spécialisée pour l'ascension du Sajama, l'agence Terra Andina qui m'a répondu qu'ils n'avaient pas de guides français disponibles. Je me suis donc donné quelques jours pour réfléchir. J'ai aussi profité d'être dans la rue Sagarnaga pour réserver ma place pour faire la death road avec Barro Biking le lendemain. Le soir même alors que je dînais tranquille dans un bon petit restaurant végétarien en face de mon hôtel dans la rue Tajira que je vous conseille : le restaurant Tierra Sana, je reçois une invitation couchsurfing de la part d'un couple australien (Joshua & Kathryn) qui habite dans le quartier chic de La Paz, le quartier Sopocachi, une nouvelle fois trop de chance ! Je leur donne mon numéro de tél bolivien, il me rappelle immédiatement et me voilà hébergé 3 jours chez eux une fois que j'aurais fait la death road.

La death road de la Cumbre (4700 m d'altitude) à l'hôtel Yolosa (1200 m) ça a été une journée géniale ! Nous étions un groupe 5 gars qui adoraient la vitesse avec un guide rapide ce qui nous laissait la liberté d'aller à l'allure que nous souhaitions c'est à dire le plus vite possible pour avoir le maximum de sensation. La première partie est sur une route asphaltée, c'est la portion où je me suis un peu ennuyé car je n'avais pas la sensation d'aller vraiment vite mais à la fin du parcours asphalté, un des gars qui avait un chronomètre qui précisait aussi la vitesse moyenne a annoncé que nous avions roulé à 43 km/h de moyenne. Est arrivé ensuite la partie ancienne du parcours soit 30 km de parcours en terre avec des cailloux au milieu d'un cadre magnifique, là je me suis éclaté ! Durant les 3/4 du parcours, j'étais derrière le guide. Ensuite, j'avoue le canadien m'est passé devant car j'ai un peu trop donné au départ. Bilan : 60 kms parcourus en 1h50 ! Après l'effort ce fut le réconfort, petit passage dans la piscine de l'hôtel puis douche et repas. Nous sommes revenus à 17h au centre de la Paz. J'ai  récupéré vite fait mon sac laissé à l'hotel pour aller chez le couple australien. Ils ont un magnifique appartement au 18è étage qui donne sur la place Avaroa et le quartier Sopocachi. Ils travaillent tous deux dans l'associatif et Kathryn tient aussi un blog pour donner les meilleures adresses de restaurants et d'hôtels de La Paz.

Le lendemain, j'ai essayé de trouver une solution pour partir avec l'agence Terra Andina mais ils n'avaient pas de guides hispanophones ou francophones disponibles avant début juin. J'ai aussi contacté l'agence Thaki Voyages où mon cousin est en stage et enchaîne les sommets de 6000 m mais bien évidemment, ils n'avaient pas de guides disponibles car mon cousin est parti avec 13 guides boliviens de son agence pour 14 jours d'expéditions. J'ai contacté ensuite l'agence Lipiko Tour mais là le prix était vraiment abusé : 1146 euros pour 3 jours d'expédition dans le Parc du Sajama et 1400 pour 4 jours, hallucinant ! Je suis donc revenu vers l'agence Incaland Tours qui a 30 ans d'expériences et les meilleurs prix. Je vais pouvoir partir dès jeudi pour 4 jours d'expéditions, une aventure incroyable qui va me marquer à vie et peut être m'amener à faire d'autres "6000" !

samedi 18 mai 2013

Cochabamba et Villa Tunari

Parfois, les conseils du guide du Routard ne sont pas bons à suivre. Ils ont apprécié Cochabamba, j'ai voulu donc tenter et y passer 2 jours. Dès mon arrivée à l'aéroport de Cochabamba, je n'ai pas trop bien senti cette ville. L'arrivée en taxi en centre ville a conforté ma mauvaise impression. Après Sucre qui est une belle ville très propre, Cochabamba m'a paru vraiment sale et sans intérêt particulier. J'ai fait le tour de la ville et je n'ai rien trouvé d'extraordinaire. J'ai donc ensuite décidé d'aller passer une journée à Villa Tunari visiter le Parc Ecotouristique Machia.


Le lendemain, je suis donc parti en minibus direction Villa Tunari. 4h de route, nous arrivons sous la pluie au Parc Machia, le parc était fermé mais j'ai fait le trek dans la jungle de 3 heures pour ne pas avoir fait la route pour rien. Le trek était très sympa, j'ai pu voir quelques singes sauter d'arbre en arbre mais pas d'autres animaux malheureusement. Après cette petite balade bien agréable je suis allé manger puis arrive le folklore pour le retour vers Cochabamba en minibus ou bus. Je suis arrivé au comptoir pour prendre mon ticket de retour en minibus à 17h45 et le comptoir fermait à 18h. Une vingtaine de personnes essayaient tant bien que mal d'obtenir leurs billets aussi mais une seule personne gérait les tickets, ça n'avançait donc pas très vite. 18h, le guichet ferme, les minibus arrivent petit à petit, les gens s'affèrent tous autour, en quelques secondes les minibus sont remplis. A côté du guichet, un homme assis derrière sa table appelle les gens en criant : " Cochabamba para micro" pour dire qu'il y a des places pour revenir en bus a Cochabamba mais les minibus ont plus de succés. 


Apres une heure, il n'y a plus de minibus. Les gens viennent petit à petit prendre leur ticket de bus. Nous partons vers 20h de Villa Tunari et arrivons à 1h du mat devant un blokeo. Pas le choix de descendre du bus pour passer le blokeo et prendre un taxi. J'en trouve un rapidement qui conduisait avec la buée sur le pare-brise mais m'a bien déposé devant mon hôtel. Ce fut une sacrée journée et une sacrée galère ! Mais bon, le cauchemar est terminé. Demain c'est le départ pour La Paz.

lundi 13 mai 2013

Potosi & Sucre

Potosí est une ville de Bolivie et la capitale du département de Potosi. Son nom vient du quechua Potojsi qui signifie « tonnerre ». Elle se trouve à une altitude de 4 070 m. C'est une des villes les plus hautes du monde, construite au pied du Cerro Rico (« Montagne riche »), une montagne de minerai d'argent qui domine la ville de ses 4 824 m. La vieille ville fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.



J’ai fait une halte de 2 jours à Potosi pour éviter de faire beaucoup d’heures de bus après l’excursion dans le Sud Lipez et le Salar de Uyuni. La ville n’est pas à proprement dit jolie mais le centre touristique a son charme tout de même avec ses couleurs et son style colonnial. Si vous voulez visiter cette ville, sachez que la chaleur étouffante de cette ville fait qu'il est difficile d'y respirer. Soyez prêts !


Après ces 2 jours à Potosi, ce fut un plaisir d'arriver à Sucre qui est une ville beaucoup plus verdoyante. Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, elle abrite le siège de la Cour suprême. Elle est également la capitale du département de Chuquisaca et le chef-lieu de la province d'Oropeza.
Sucre est une autre ville fondée par les espagnols qui a su garder son charme, les bâtiments blancs, les rues propres, son marché central, sa jolie place centrale en font une ville très agréable pour se poser quelques jours. C'est l'une des plus belles villes que j'ai vu en Bolivie jusque là ! J’ai retrouvé à Sucre les frères israéliens (Tomer et Noam) et Jose la hollandaise qui étaient avec moi en excursion de Tupiza à Uyuni. Nous profitons bien du confort que nous offre cette ville pour pas très cher. La nuit à l’hôtel est à 40 bolivianos (= 4 euros), le repas est à 60 avec  plat, boisson et dessert, ca change de l’Argentine !

Je comptais me lancer dans un trek avec Condor trekker une agence de voyage qui propose des tours à but non lucratif dans les villages de Jalq’a en allant à la rencontre des habitants. Un trek qui semblait intéressant mais j'ai été un peu déçu quand je suis allé prendre les renseignements directement à l'agence. Les nuits sont en camping ou en hospedaje et donc aucunement au milieu d'une famille. Bref, j'ai changé mes plans, je pars pour Cochabamba avec les 2 freres israéliens 2 ou 3 jours avant d'arriver à La Paz.

La radio Le Mouv' m'a une nouvelle fois gentiment contacté alors que j'étais à Sucre pour passer dans l'émission Allo la Planète. Merci à eux de suivre mon aventure !
Mon passage radio est à la 37è min de l'émission du 13/05. Pour le réécouter, cliquez sur ce lien : http://www.lemouv.fr/player/reecouter?play=72822

vendredi 10 mai 2013

Le Sud Lipez et le Salar de Uyuni

Départ à 8h30 de Tupiza pour 4 jours d'excursion dans le Sud Lipez, le Nord Lipez et le Salar de Uyuni. Nous partons à 4 touristes : 2 frères israéliens, une hollandaise et un petit frenchy accompagnés d'un chauffeur - guide et une personne pour s'occuper de la cuisine. J'ai préféré partir de Tupiza car beaucoup de touristes partent de Uyuni et je voulais éviter d'avoir des touristes sur mes photos. En plus l'excursion en partant de Tupiza dure 4 jours alors que de Uyuni elle ne dure que 3. 


Nous avons débuté l'excursion par le Sud Lipez, des paysages naturels formés par l'érosion puis des paysages montagneux avec quelques lamas qui gambadent librement suivi de lagunas splendides. Ma seule crainte était d'avoir le mal de altura mais heureusement je n'en ai pas souffert, j'ai pu donc profiter à 100% de cette excursion fabuleuse. Nous avons passé la barre des 5000 m la nuit à San Antonio de Lipez (4250 mts  d'altitude) a été froide mais nous étions bien équipés de couvertures et d'un sac de couchage au cas où.


Réveil à 5h du mat et départ à 5h30 pour le 2ème jour. Température au petit matin : 0°. Une journée où nous avons exploré le Nord Lipez, des couleurs incroyables, des étendues désertiques à couper le souffle, on en prend plein les yeux ! Je ne peux m'empêcher de demander au chauffeur de s'arrêter pour prendre quelques clichés de ce cadre incroyable dans lequel nous étions. Mais ça va il est cool, il accepte à chaque fois. Nous passons aussi par un petit village de 150 habitants puis pour passer la nuit nous avons dormi dans un hotel à Huallajara (4300 mts) face à la laguna colorada .



Pour notre 3ème jour, le réveil est un peu plus tard vu que nous avons dormi plus prêt que prévu de la laguna colorada. Et petit bonus pour le petit déj, nous avons eu des pancakes. Trop forte la cuisinière, on avait vraiment la meilleure ! Cette journée a été la journée des lagunas, nous en avons vu 5 de suite puis nous avons mangé en face des aguas termas. Nous avons ensuite traversé le désert de Siloli puis passer la vallée aux 7 couleurs. Des paysages différents chaque jour ! Nous avons passé notre dernière nuit dans un hôtel à San Juan fait tout en sel et pour le dîner, nous avons été une nouvelle fois gâté puisque nous avons eu des lasagnes et une bouteille de vino tinto de la région de Tarija, un vrai très doux comme j'aime.



Et pour notre dernier jour, le clou du spectacle le Salar de Uyuni, le plus grand Salar du monde. 12000 km de désert salé. J'ai demandé au chauffeur si je pouvais conduire un peu mais il a oublié, malheureusement. J'aurais kiffé roulé dans ce grand espace de jeu ! On a visité aussi une île incroyable située au milieu du Salar, la Isla del Pescado, cette île est un gros rocher parsemé de cactus. Et pour terminer l'excursion, nous sommes passés par les Montones de Sal et bien sûr le marché pour les touristes qu'on appelle aussi attrape touriste mais je n'ai rien acheté, j'achèterais des souvenirs au Pérou. J'ai ensuite enchaîné avec le bus direct pour aller à Potosi et j'ai connu mon premier blokeo qui est une greve de camionneur qui bloque la circulation. Je suis arrivé vers 18h30 à Potosi mais j'ai vite trouvé une auberge de jeunesse très sympa.

lundi 6 mai 2013

Chao Argentina !



Avant d’arriver dans la Vallée de Calchaquies, j’ai fait une halte de 2 jours à Salta, j’y ai retrouvé par pur hasard Peio, un gars du Pays Basque qui a voyagé au Pérou, en Bolivie et au Paraguay. Nous étions dans la même auberge de jeunesse à San Ignacio et nous sommes retrouvés en haut du téléphérique de Salta qui offre une jolie vue panoramique sur la ville de Salta . Il était hébergé en couchsurfing et m’a proposé le lendemain de passer la journée avec lui et la fille qui le logeait. Nous sommes allés passer l’après-midi à San Lorenzo, une jolie petite ville où nous avons mangé des humitas, des tamales et des empanadas  tranquille au bord d’une rivière. Nous avons ensuite passé la soirée dans un bar avec des musiciens qui mettaient l’ambiance en live. Bien évidemment, nous avons aussi testé un vin de Cafayate, un avant- goût de  notre prochaine destination après Salta.
Pour prendre le bus pour Cafayate, il a fallu se lever tôt (départ du bus : 7h15) mais la motivation était là car nous ne voulions pas perdre de temps pour découvrir enfin la fameuse vallée de Calchaquiés. Nous avons trouvé rapidement une auberge de jeunesse situé à 2 minutes de la place principale de Cafayate : l’auberge El Balcon international. La responsable de l’auberge nous a direct proposé une excursion au cœur de la Quebrada de las Conchas. Après quelques minutes de réflexion, nous avons accepté. Le départ était à 14h, nous avons pris le temps de manger au Mercado Central de Cafayate où nous avons très bien mangé pour pas trop cher. 18 pesos seulement pour un menu avec plat de bœuf pomme de terre carotte, une boisson et une soupe. Nous revenons ensuite à l’auberge pour partir en excursion. La visite de la Quebrada a durée 5h environ et nous étions vraiment dans un autre monde ! Des paysages incroyables ! Nous avons diné ensuite avec les filles qui étaient avec nous durant l’excursion, un joli mélange de culture, il y avait 2 argentines et 2 espagnoles et donc 2 petits français.



Le lendemain, nous avons relevé un nouveau challenge à vélo. Faire les 48 km de route asphaltée pour traverser la Quebrada de las Conchas. Nous avons loué un vélo qui n’était pas dernier cri mais la ballade a été fantastique. Nous avons pris notre temps pour bien profiter des paysages et faire une halte pour pic niquer. La fin de la route a été dure car la selle faisait vraiment mal aux fesses mais nous sommes arrivés au bout.



Pour notre dernier jour à Cafayate, nous sommes partis à l’assaut des cascades de Cafayate. Un joli chemin au cœur des montagnes mais le souci a été que ça devait être mon jour de malheur ! Je suis tombé à l’eau avec mon appareil photo et mon téléphone puis je suis tombé une nouvelle fois et je me suis légèrement blessé le genou, je ne suis pas allé au bout des 7 cascades car j’avais perdu un peu confiance. Je n’ai pu en voir que 2 mais ça suffisait ! Peio lui est allé au bout des 7 cascades, bravo petit gars ! Et le jour précédent, on m'a volé mon argent, bref il devait y avoir un maléfice contre moi à Cafayate ;)


Pour mes derniers jours en Argentine, j ai été hébergé deux jours a Tilcara, un village que j ai adoré ! Mariana m'a aide dans mon projet photo avec l'UNESCO et m'a super bien reçu. J'ai pu gouter dans son propre restaurant du lama, c'est une viande un peu sèche mais très bonne !


J'ai fait ensuite une visite express de Humahuaca avant de repartir très vite pour La Quiaca et passer la frontière Argentine - Bolivie. Me voilà maintenant en Bolivie ! Retour à la vie avec une connexion internet pas très rapide, les douches froides, les bus sans toilettes, fini le confort mais c'est pas plus mal, c'est aussi un pays ou le coût de la vie est moins chère, on peut pas tout avoir !

mercredi 24 avril 2013

Iguazu Falls - Welcome in tourist world !

Quand j'étais venu au Brésil il y a 3 ans, je n'avais pas eu le temps de passer voir les Foz d'Iguazu et bien maintenant c'est chose faite ! Après Buenos Aires, nous sommes allés à Puerto Iguazu, un petit village non loin de la frontière Argentine-Brésil pour aller admirer les fameuses Iguazu Falls.
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 3,0 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 90 m de hauteur. On l'appelle la Garganta del Diablo en espagnol ou Garganta do Diabo en portugais (« gorge du Diable »). L'ensemble des cascades déverse jusqu'à six millions de litres d'eau par seconde. Une merveille naturelle qui a bien mérité d'être inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1984 !



Nous avons commencé par le côté brésilien. Pas de soucis pour passer la frontière et nous voilà au Brésil ! Je retrouve l'accent brésilien que j'adore car il est très chantant, je me remémore les jolies plages brésiliennes et l'ambiance festive du Brésil. L'entrée est à seulement 47 Reals (= 18 euros). Pour arriver aux cascades, il faut prendre un petit bus touristique qui dépose à l'entrée des passerelles. La première vue des cascades n'est pas impressionnante mais plus on avance, plus on se rapproche, plus c'est impressionnant et splendide. Le grondement et la puissance de ces chutes d'eau sont hallucinantes ! Les chutes d'Iguazu ne sont pas les plus grandes du monde mais bien les plus puissantes du monde ! La visite se fait assez rapidement, nous l'avons fait en moins de 2 heures en prenant le temps. 
Ce fut un passage bref au Brésil mais intense !



Le lendemain, nous sommes allés voir les chutes du côté argentin cette fois-ci. En à peine 30 minutes de bus nous sommes arrivés au Parc. L'entrée est un peu plus chère qu'au Brésil : 170 pesos argentins (= 25 euros). Le parc fait plus penser à un  parc d'attraction dès l'entrée. Beaucoup de touristes ! Nous avons pris un train qui nous a amené à une autre station pour prendre un autre train qui nous a conduit aux passerelles et pourvoir admirer la Garganta del Diablo après 1 km de marche.
Par la suite, retour au centre du parc en train pour faire le parcours inférieur (2.5 km) puis supérieur du parc. Ce que j'ai réellement apprécié dans ce parc est le fait que le paysage dans une forêt tropical luxuriante évolue sans cesse et qu'on peut s'approcher vraiment très près des cascades, à tel point qu'on se fait pas mal mouiller mais, c'est rafraîchissant ! Bref, une étape dans votre voyage à ne pas manquer !!!

jeudi 18 avril 2013

Derniers jours en solo - Buenos Aires et Mendoza

Pour revenir d'Ushuaia je me suis offert le luxe d'un vol Ushuaïa - Buenos Aires. Une météo superbe à mon départ d' Ushuaïa m'a permis de faire quelques clichés de la Tierra del fuego. Des couleurs flamboyantes vu du ciel en cette saison automnale en Argentine. A mon arrivée à Buenos Aires, la météo était clémente, j'ai pu un peu plus m'exercer à la photographie aérienne. Mais, je ne suis pas encore au niveau de Yann Arthus Bertrand le fameux photographe.


Le positif quand on arrive de l'extrême sud de l'Argentine à Buenos Aires, c'est le changement de température qui passe de 8° à 23°. On peut dire, ça fait plaisir !
A Buenos Aires, j'ai été hébergé pour le week end en couchsurfing par Adriana suite à une invitation de sa part. Adriana habite dans la banlieue tranquille de Buenos Aires à La Lucila. Elle a 3 enfants mais je n'en ai vu que 2. La 3ème habitait chez son père. Une fois installé et les présentations faites, nous sommes partis tous les 3 faire un tour en voiture dans la ville de Buenos Aires. Une ballade nocturne très sympa où j'ai pu remarquer que les argentins appréciaient beaucoup le style architectural français mais j'ai pu voir aussi que les argentins aimaient les éclairages sur leurs monuments assez flashi que ce soit roses, verts ou bleus . Mais ça ne m'a pas choqué plus que ça en fait. Nous sommes passés par le quartier Recoletta, Puerto Madero et Palermo puis nous sommes revenus à La Lucila pour aller manger quelques bons empanadas argentins au fromage, au poulet et au boeuf.


Le lendemain, nous sommes allés passer l'après midi à El Tigre, une ville où les familles argentines viennent se détendre au bord d'un canal qui traverse la ville ou faire quelques amplettes au marché. Il est même possible de faire une petite ballade en kayak sur le canal. Avis aux amateurs.
Après ces 2 jours très sympas avec la famille d'Adriana où j'ai été un peu considéré comme faisant parti de la famille, j'avais envie d'aller découvrir la "région des vins" à Mendoza. Cinthya m'a invité à loger chez elle par couchsurfing durant les 2 jours que je voulais passer à Mendoza. Après 14h de route en bus, je suis arrivé assez fatigué à Mendoza. Le père de Cinthya m'a accueilli car Cinthya terminait son travail à 18h. Je me suis donc installé et après avoir fait un peu connaissance avec le père, je suis parti faire un tour dans la ville de Mendoza visiter le Parc San Martin. Je pensais que c'était un petit parc mais pas du tout, la visite du parc peut se faire en voiture mais je n'avais pas cette chance, une preuve que c'est assez grand tout de même ! C'est un parc où beaucoup de monde vient faire son sport après le travail, que ce soit vélo, course à pied, football ou aérobic, c'est vous qui voyez ce que vous préférez. Il y a même un club d'aviron au coeur du parc !


Après la visite du parc, retour à la casa. J'y ai rencontré Cinthya qui est une architecte et travaille pour différents projets de la ville de Mendoza. J'ai eu un très bon accueil et beaucoup de conseils de sa part pour voir les meilleures choses à Mendoza. Je lui ai proposé ensuite de se faire un petit restaurant ensemble le lendemain pour profiter de la vie nocturne à Mendoza, elle a accepté de suite.
Le lendemain après ma visite de la ville, j'ai retrouvé Cinthya comme convenu pour aller au restaurant. Nous sommes passés par un centre culturel voir une exposition photo sur les vignes de Mendoza puis on est allé profiter de la "peatonal del vino" pour y déguster quelques vinos tintos (vins rouges) de la région de Cuyo accompagné de 2 empanadas. Une fois l'apéro pris, nous étions prêts pour le restaurant. Au menu, ce fut pizza-coca, pas très diététique je vous le concède mais je ne fais que m'adapter à la culture argentine !
La suite du programme c'est ma rencontre avec ma nouvelle coéquipière à Buenos Aires, une nouvelle aventure va commencer !

vendredi 12 avril 2013

Ushuaia, al fin del mundo

Me voilà de retour en Argentine, ça y est ! Je suis à Ushuaia, le bout du monde argentin. Malheureusement, je n'ai pas eu la chance d'avoir un beau temps pour aller visiter pour mon dernier jour le Parc Tierra del Fuego. Mais, j'ai eu 2 belles journées tout de même qui m'ont permis  de faire l'ascension du glacier Martial sans trop avoir froid avec un couple de suisse adorable, très agréable et d'une gentillesse incroyable (David et Marie). On a eu le droit à un peu de neige c'était sympa. Les couleurs d'automne ici sont magnifiques, dommage que je n'ai pas pu faire quelques photos du parc, les couleurs auraient été splendides.  David et Marie ont tout lâché pour faire un tour du monde dont la durée n'est pas limitée. Quand le budget ne le permettra plus, ils arrêteront de voyager. Joli concept je trouve ! Merci à eux de m'avoir fait profiter de leur 4x4 et merci pour les bons moments qu'on a partagé. Je leur souhaite un joli périple au travers le monde avec d'autres supers rencontres.


Le lendemain, j'ai profité de la ville avec de "vieux amis" : Maxime et Vanaa. Tandis que je suis arrivé tranquillement en bus, ils ont choisi l'auto stop pour faire la route de Punta Arenas à Ushuaia soit 500 km et ont été aussi rapide que moi pour atteindre el fin del mundo et ça leur a couté moins cher que moi ! Après un petit tour en ville, on s'est fait un restaurant pour fêter la dernière fois où nous allions nous voir dans nos voyages respectifs, une soirée très sympa dans une pizzeria pas trop cher (85 pesos argentins tout de même) qu'on a eu du mal à trouver. Je leur souhaite une bonne continuation dans les 8 mois de voyage qui leur reste. Et j'espère les revoir durant un autre de nos voyages.


mercredi 10 avril 2013

Punta Arenas, fin du voyage au Chili

Pour terminer mon voyage au Chili, j'ai passé 3 jours à Punta Arenas, une ville portuaire dans le détroit de Magellan, capitale de la région de Magallanes et de l'Antarctique chilien. En espagnol, Punta signifie « pointe » et Arenas « sables ». Avant l'ouverture du canal de Panama en 1914, ce fut le principal port pour la navigation entre les océans Atlantique et Pacifique car les navires y étaient préparés pour le difficile passage du cap Horn.
J'ai eu la chance d'être accueilli 2 jours à Punta Arenas par un couple franco-chilien adorable très intéressant. Grâce à eux, j'ai passé un excellent week end. Ils m'ont beaucoup appris sur l'histoire et la culture chilienne. Je suis allé voir avec eux une pièce de théâtre  qui reprenait l'histoire vraie d'un incendie dans une prison où les surveillants n'ont rien vu car ils avaient trop bu. Les pompiers ont été prévenus trop tard et 81 prisonniers y sont morts. La pièce était joué par une troupe moitié professionnelle, moitié amateur. 2 des amateurs faisaient parti des 81 familles qui ont perdu un fils dans cet incendie. Un sujet touchant car on ressentait l'émotion réelle des acteurs.
On a aussi beaucoup parlé des années sous le régime d'Augusto PinochetLa présidence de Pinochet est dénoncée dans son ensemble comme une période de dictature militaire, par de nombreux historiens, médias et ONG ainsi que par ses opposants; la qualification de dictature est également reprise par le rapport Valech, publié au Chili en 2004. Ses partisans chiliens le considèrent au contraire ayant sauvé le pays du communisme. Un film est sorti récemment sur les écrans de cinéma au sujet du référendum qu'avait accepté de faire Pinochet, son titre NO, je ne dirais qu'une chose : allez le voir !

Synopsis du film NO



Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.




Pour mon dernier jour au Chili, je me suis offert un petit restaurant français avec un chef français qui propose d'excellentes spécialités chiliennes. Le restaurant est ouvert depuis 2 mois et la cuisine yest excellente. Si vous passez par Punta Arenas, allez y, vous ne serez pas déçu et en plus c'est le chef lui même qui vous sert, c'est pas la classe ça !
Notez bien l'adresse : "La Cuisine" Coccina Francesa- O'Higgins 1037
Après avoir joué mon petit guide du routard chilien, je dois faire ma petite conclusion sur mon périple au Chili. Je ne devais rester qu'un mois au Chili, finalement, j'y suis resté un peu plus de 1 mois et demi incluant mon détour en Argentine d'une semaine.
Le Chili est un pays où on peut voyager dans des paysages très variés, on va des déserts du nord du Chili aux glaciers du sud du Chili en passant par des villes très agréables, je veux parler de Santiago, Concepcion, Temuco et Valparaiso sans oublier la magnifique région des volcans, bref un pays qui vaut la peine de faire de longues heures de bus pour le découvrir. Nous avons eu la chance d'être accueillis par des couchsurfeurs très intéressants qui nous ont beaucoup apportés de conseils et beaucoup appris sur leur histoire et leur culture. Ce fut un voyage incroyable grâce à la rencontre de gens fabuleux. Merci à Marcelo, Ana Beatriz, Camila, Daniel, Gonzalo, Amélie et Nestor pour leur gentillesse et leur générosité.

vendredi 5 avril 2013

Trek Torres del Paine - Patagonia - Chile

Retour au Chili avec Maxime et Vanaa pour faire le grand W dans le parc national de Torres del Paine. Après un jour à Puerto Natales pour acheter des provisions pour 5 jours et louer un sac de couchage plus chaud pour moi, nous voilà parti pour 4 jours et demi de trek ! Poids de nos sacs à dos : 17 kg pour Vanaa, 20 pour moi et plus de 20 kg pour Maxime.
Réveil matinal à 7h30 pour prendre le bus à 8h de Puerto Natales. Arrivé au parc Torres del Paine, on passe à la caisse (18 000 $ch) puis les guardias de Parque nous donnent les instructions pour respecter la nature et éviter de créer un incendie.



1er jour : Une fois le côté administratif terminé, je pars pour la laguna Amaraga en solo soit 6 km tandis que Maxime et Vanaa partent direct pour 7.5 km jusqu'à l'Hotel Las Torres. Sur mon chemin de retour, je demande à des chiliens qui viennent visiter le parc si ils veulent bien m'avancer avec leur voiture jusqu'à la Porteria Amaraga, ils acceptent gentiment et me font profiter de leur balade pour aller voir la cascade de Torre. Je prends ensuite un minibus (2500 $ch) pour retrouver Maxime et Vanaa à l'Hôtel Las Torres.



13h45, nous voilà parti tous ensemble pour el campamento Torres ! La première étape a été assez raide avec le poids maximum sur le dos ! Mais nous avons eu la chance d'avoir une météo splendide, ça nous a motivé ! Nous avons fait quelques pauses dont une au refugio Chileno pour boire un peu sur le chemin et avons atteint le campamento Torres a 16h55. Distances parcourues : Hotel las Torres - El Campamento Torres : 9,5 km et 700 m de dénivelé en 3h10. Le campamento était au milieu des bois avec une source d'eau potable, des toilettes mais pas de douches bien sûr. Bilan de cette 1ère journée : 15,5km et 700 m de dénivelé !



2è jour : Rien de tel qu'une bonne marche au crépuscule pour bien se réveiller !
Pour aller voir le Mirador las Torres qui offre un point de vue splendide du lever de soleil sur les cerros, nous nous sommes levés à 7h et sommes partis direct pour 1 heure d'ascension. Le spectacle valait le coup. Les couleurs sur les cerros sont passés du rouge au rose puis doré, bref à voir !
De retour sur le camp, nous avons pris un petit déjeunser. Nous avons quitté le campamento à 10h45. Nous avons aussi pris le temps de manger le midi ce jour là (plus d'une heure) mais Vanaa nous préparait de si bonnes petites salades de pâtes pour le midi que nous prenions le temps de savourer ! Nous avions dans l'idée d'arriver direct au Campamento Italiano car il était gratis mais ce retard nous a obligé à s'arrêter au refugio Cuernos et ça nous a couté cher : 6000 $Ch ! Le chemin était moins hard, nous avons pris le shortcut pour éviter de revenir à l'hôtel Las Torres. Au total nous avons fait 22 km. Nous sommes arrivés au sympathique refugio Cuernos à 16h55. 6h10 pour 22km pour cette étape.



3ème jour : Réveil avec une belle météo, mais départ tardif à nouveau 10h45. L'étape du jour Refugio Cuervos - Campamento Italiano (5.5 km) puis Valle del Frances pour atteindre le lookout du mirador Britannico (15 km A/R). Nous sommes arrivés au Campamento Italiano à 13h. Après 1h30 de pause, Vanaa a préféré se reposer un peu. Nous sommes donc partis Maxime et moi pour la traversée de la Valle del Frances. Des couleurs magnifiques, surtout que c'est l'automne ici ! Je suis fier que cette vallée porte le nom de Valle del Frances c'est la plus jolie du parc ! ;-) Le chemin n'était pas facile, beaucoup de rochers mais la motivation était là ! Nous avons fait une bonne pause d'une heure au mirador pour admirer ce panorama à 360° et faire quelques photos. Le chemin retour était plus simple, nous sommes revenus à Italiano à 18h. Bilan de l'étape : 20.5 km en 4h45. 

4ème jour : Départ du Campamento Italiano plus tôt que les autres jours cette fois ci. Nous avons levé le camp à 9h40. Première étape : Campamento Italiano - Lago Pehoe soit 7.6 km mais pas trop difficile donc ca va. De nouveaux glaciers, de nouveaux lacs splendides, ce parc nous gâte de paysages différents chaque jour ! Nous avons profité d'une cabane au milieu du camping a côté du lac pour faire la pause bouffe entre 11h30 et 13h. Le ventre plein et après une cure de Tang multifruits, nous voilà parti pour le refugio Grey. Plus on avançait vers le refugio plus la météo devenait grey comme l'indique le nom du refuge. Une étape dure sous la pluie et avec du vent de face. J'ai pris un peu d'avance sur Maxime et Vanaa, je suis arrivé à 16h40, ils sont arrivés 15 min après. Le campamento Grey n'était pas top, peu de places à l'abri des arbres. Il a plu toutes la nuit, le lendemain matin le réveil et la levée de camp ont été difficiles. Résumé de l'étape : 18,6 km en 5h30

5éme jour : Je suis parti plus tôt dans le but de prendre le bateau à l'embarcadère du lac Pehoe. J'ai décollé à 8h50 pour les 11 km retour, la météo était pas top, un peu de pluie mais ça allait comparé au jour précédent. Je suis arrivé à 11h15 au lago Pehoe, le bateau était à 12h30, j'ai donc eu le temps de me changer et de manger avant que le bateau n'arrive.   Parfait ! Bilan de la dernière étape : 11 km en 2h25. Et devinez qui j'ai croisé sur le bateau, Laetitia, mon ancienne coéquipière de voyage  durant 8 mois et demi qui elle a fait le grand W avec une autre équipière en 3 jours et demi, mes respects à elles 2 ! Avec une étape de 35 km en un jour, jolie performance !